Places Andalouses

Publié le par Gaspard Fenicottero

Bruyante, odorante et attirante,

Marrante, bien loin d’être chiante,

Même après dix ans, tu m’enchantes.

Comme une enfant, tu veilles le plus longtemps,

Mariant mégalopole et travail au champ,

Tu te rappelles encore du temps du Grand Méchant,

Ce salaud qui a voulu t’unir,

Et que tu as su faire mentir,

En conservant la langue de tes parents.

Tatoué, drogué, movidé, bonne idée,

Tu es le pays de la jeunesse et de l’ivresse.

Ils te jalousent, mais chaque été t‘épousent,

Et traversent tes déserts pour marier tes andalouses.

A l’heure où je t’écris tes champs catalans sont violets,

Et le chant de tes enfants annonce le printemps.

Pourquoi s’essayer à la poésie,

Quand résonnent encore les places d’Andalousie ?

Publié dans Poèmes, Récit de Voyage

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