Migrant, Mi petit.

Publié le par Gaspard Fenicottero

Tes semelles sont aussi usées que ton âme,

Ton courage est bien plus grand que ton âge,

Et ton regard dur n’a plus rien de pur.

Mais qui des hommes ou de la route est le plus dur ?

.

Ton sac a mis ta vie en vrac,

Et pas à pas tu t’éloignes de toi,

Tu as changé, tes rêves n’ont plus de sève,

Et plus un mot ne sort de tes lèvres.

.

Tu as pris la route sans l’ombre d’un doute,

L’envie t’a saisit par la main, pour t’emmener loin,

Pour construire une vie meilleur,

Et là-bas enfin planter la graine du bonheur.

.

Tu t’es tué à avancer, chacun de tes pas t’a changé

Jamais ne germera la graine du bonheur,

Car tu l’as arrosé avec tes pleurs,

Elle finira avalée par un oiseau de malheur.

.

Image : La Jaula de Oro, de Diego Quemada-Diez

Migrant, Mi petit.

Publié dans Poèmes

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