Bacalar bacano

Publié le par Gaspard Fenicottero

Dans une agence de voyage je me suis approché de la plus cliché des affiches, celle qui montre invariablement une petite paillote au milieu d'eaux aux couleurs photoshopées.  Je l'ai saisie entre mes doigts et l'ai étirée à la force de mes bras jusqu'à ce qu'enfin je puisse y plonger la tête. Et me voilà à Bacalar, lagune d'eau douce aux sept couleurs. 

 

Au réveil, fuyant le sauna qui nous servait de tente, j'ai descendu une petite route qui fut goudronnée bien avant l'invention du minitel, pour rejoindre le long ponton de bois qui se jette dans la lagune, pour suivre son exemple. 
Au milieu de ce paysage paradisiaque à outrance se tenaient deux authentiques borrachos qui finissaient leurs bouteilles de mezcal. Je les ai écouté me raconter leur amour du village, de l'eau pour s'y baigner et de l'alcool pour s'y perdre. J'avais face à moi des vrais personnages de films, l'un rond comme la lune, l'autre sec comme un coup de trique, et les deux burrinés par le soleil et l'alcoolisme. 
Puis j'ai repris la route du camping, havre de paix delimité par des palettes peintes, où les piliers en béton brut dansent avec les cordes à hamacs. La ville en elle même me fait penser à la Jamaïque, un ghetto paradisiaque, un bidonville pour carte postale. 

 

Bacalar bacano

Publié dans Récit de Voyage

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